Débrayage d’une heure à la maison de retraite

Il y a deux mois, une section syndicale Sud-Santé voyait le jour à la maison de retraite pour dénoncer, notamment, une insuffisance d’effectifs au sein de l’établissement. Hier, sur les 85 salariés que compte la maison de retraite, 37 ont répondu à l’appel à la grève lancé conjointement par Sud et la CGT, syndicat également représenté dans l’établissement.

Mi-avril, les délégués de Sud fraîchement nommés avaient alerté la direction de l’établissement ainsi que Yolande Boyer, présidente du conseil d’administration, sur les conséquences du déficit budgétaire de la maison de retraite qui accueille, rappelons-le, 165 pensionnaires. « Faute de moyens financiers, l’établissement n’arrive pas à faire face à ses besoins en personnel, assurait le jeune syndicat. Congés de maladie ou vacances ne sont pas remplacés. C’est au personnel en poste d’assurer tous les remplacements, par roulements. Et ce, dans tous les services. Moralité : nous cumulons des congés que nous n’arrivons pas à prendre. C’est la fuite en avant. Nous nous fatiguons. Ce n’est pas raisonnable pour les pensionnaires ». Depuis, deux commissions techniques paritaires se sont réunies, au cours desquelles cette même question aurait été soulevée. « Nous n’avons obtenu aucune réponse, assurent les délégués de Sud. Sachant que le conseil d’administration se réunissait ce jeudi, nous avions prévenu la direction que nous ferions une heure de débrayage à cette occasion si nous n’étions toujours pas entendus ».

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La fatigue s’accumule

Sur les 85 salariés, 37 ont débrayé une heure. « Un service minimum est assuré mais au moins sept personnes sont en arrêt maladie, indiquait Martine Lamblé, secrétaire adjointe de Sud. Plus ça va, et plus ces arrêts s’accumulent », ajoutait-elle, indiquant qu’à la restauration, une personne aurait travaillé 9 jours de suite douze heures par jour. Thierry Noël, son collègue de Sud, précisait : « À la restauration, qui emploie quatre personnes de manière à ce que le service soit assuré sept jours sur sept par au moins deux personnes en roulement, comme l’un est en congé et un autre en maladie, ce sont les deux derniers qui assurent sans discontinuer. Pas question d’accepter cela plus longtemps », martelait-il. Ce matin à 10 h, une rencontre avec la direction est prévue.

15 juin 2001 - Source : Le Télégramme -

Publié le 15 juin 2001
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