Les éducateurs étaient dans la rue le 7 avril à Quimper

Les éducateurs étaient dans la rue, hier matin à Quimper, pour protester contre les coupes budgétaires décidées par le conseil général et visant les services de prévention spécialisée.

« On dénonce la méthode du conseil général : c’est brutal et c’est l’emploi qu’on attaque. Cela s’est fait sans concertation et avec une application dès 2015 au détriment des salariés et des publics précarisés. Nous refusons d’être une variable d’ajustement », a indiqué Jean-Jacques Cariou, délégué CGT de l’association Massé-Trévidy, aux salariés rassemblés devant le conseil général. « On demande la suspension immédiate des décisions prises et que chaque salarié se mobilise au sein des associations pour faire respecter les CPOM, (Contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens) », a renchéri Thierry Rannou, le délégué de Sud. Hier, ils étaient plus d’une centaine à manifester leur mécontentement face à la décision brutale du conseil général de baisser de 25 % le budget des services de prévention spécialisée du département mais aussi d’effectuer des coupes dans les budgets de la Sauvegarde de l’enfance, du centre Avel Mor et de l’association Don Bosco.

Une dizaine de postes menacés

« C’est la prévention spécialisée qui est touchée. Cela remet en cause les actions éducatives dans les quartiers à un moment où les familles et les jeunes connaissent de grandes difficultés sociales et économiques », explique une éducatrice. « Nos interventions dans les milieux de vie permettent de construire des accompagnements dans le temps et répondent à des besoins », poursuit-elle, alors que cette annonce de coupe budgétaire fait peser la menace de dix suppressions de postes d’éducateurs spécialisés dans le département. « Nos inquiétudes varient au gré des annonces du conseil général. On a du mal à se projeter et à savoir sur quoi on peut compter », indique un éducateur de la Sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence, service qui suit une quarantaine de jeunes dans le Finistère. Une inquiétude doublée d’un sentiment d’incompréhension alors qu’une évaluation externe de leurs actions n’a en aucun cas remis en cause leurs compétences et leurs actions, bien au contraire. « Les juges, les familles, tous les partenaires sont satisfaits de notre travail », précise le jeune éducateur, qui ajoute que les moyens renforcés dans le cadre de leurs missions permettent de passer plus de temps avec les jeunes et de réaliser ainsi un travail efficace. Une délégation a été reçue par la présidente du conseil général Nathalie Sarrabezolles pour faire entendre les revendications des éducateurs, mais les représentants des salariés sont ressortis extrêmement déçus de l’entrevue. Aucune volonté d’infléchir les décisions prises n’a en effet été émise. Les salariés des associations et leurs représentants syndicaux doivent à nouveau se réunir, vendredi après-midi, à Brest, pour décider de la suite à donner au mouvement.

Source : Le Télégramme. 8 avril 2015.

Publié le 8 avril 2015
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