Les mobilisations continuent

Depuis plusieurs mois, les hôpitaux publics sont soumis à des contraintes budgétaires inacceptables et surtout ingérables.

Mais face à ces attaques en règle, heureusement, la mobilisation des personnels se développe. Les personnels sont seuls à défendre l’hôpital public en cette période de remise en cause de ses moyens et de ses missions.. En effet, à de rares exceptions près, les élus locaux, pourtant censés défendre les intérêts de la population qu’ils représentent, soit se désintéressent de ces choix politiques catastrophiques, soit en sont les complices actifs.

Le dernier cas en date, qui est un véritable cas d’école, est celui du maire de Brest, dont tout le monde a remarqué l’attitude méprisante. Soulignons en passant que nous avons pu lire dans la presse que le secrétaire départemental de la fantomatique association de l’ordre infirmier aurait bousculé avec son véhicule une gréviste à la sortie du CHRU. C’est dire combien les personnels sont soutenus.

Mais le nombre fait la force et plusieurs centaines d’agents ont montré à toute cette élite méprisante qu’il fallait compter sur les hospitaliers pour se défendre.

Ce sera une action sur le long terme, déjà commencée dans d’autres hôpitaux.

La manifestation du 23 septembre à Paris : une première étape nationale

En effet, des délégations de 80 hôpitaux se sont retrouvées à manifester à Paris le 23 septembre à l’appel de la coordination des hôpitaux en lutte. Des délégations du Finistère, du Morbihan et d’Ille-et-Vilaine représentaient la Bretagne.

Tous les établissements subissent des attaques qui ont des conséquences importantes sur les conditions de travail. Dans certains hôpitaux, les directions, fidèles serviteurs des ARS appliquent sans nuances des politiques locales scandaleuses : suppression de RTT, blocage des carrières, suppressions de lits, de postes.

En Bretagne, c’est le cas à Rennes CH Guillaume Régnier, au CHU de Rennes également. Dans le Finistère, les personnels de l’EPSM Gourmelen ont eux aussi été frappés par des mesures iniques (suppressions de RTT, suppressions de postes, ...). Maintenant, dans le Finistère, c’est également le tour du CHRU de Brest avec plus de 180 suppressions de postes.

Mais tous les établissements ne sont pas touchés de front avec une telle virulence de la part de leurs directeurs. En effet, dans de nombreux autres hôpitaux, les reculs sont imposés aux personnels de manière homéopathique, avec quelques suppressions de postes par ci par là qui entrainent des rappels à domicile incessantes de l’épuisement, une fatigue qui s’accroit et aussi, il ne faut pas l’oublier, des conditions dégradées d’accueil des patients.

Dans ces hôpitaux, la mobilisation est plus difficile puisqu’il n’y a pas encore de remises en causes violentes des acquis sociaux. Mais la politique du gouvernement est telle que bientôt plus aucune direction ne pourra faire face sans attaquer de front les personnels. Pour prendre un exemple : le CH de Cornouaille a connu une hausse d’activité très forte ne chirurgie (+13 %) et pour la prise en charge des urgences (+ 8 %). Le reste de l’activité augmente très légèrement. Pour autant, un déficit économique important est annoncé en fin d’année.

Aucun hôpital ne peut, avec de telles contraintes budgétaires, faire face. Le gouvernement ferait bien de mesurer que le monde hospitalier est au bord de la rupture et de l’explosion. Si la majorité des établissements hospitaliers ne bouge pas, il faudrait que nos dirigeants, aujourd’hui aveugles et sourds ,s’intéressent à ce qui se passe dans les hôpitaux en lutte. Et qu’ils remarquent que ce nombre augmente.

Le slogan "c’est tous ensemble qu’il faut lutter" n’a jamais été autant d’actualité.

Dans la foulée de la manifestation nationale du 23 septembre à Paris, une Assemblée Générale a été tenue à l’Hôpital Cochin pour envisager la suite de la mobilisation, qui doit s’amplifier dans des actions concrètes, rassembleuses, susceptibles de réellement faire plier le gouvernement !

La première décision est que ce collectif de la Convergence des Hôpitaux en lutte appelle à des mobilisations fortes le 16 octobre prochain dans les régions, pour dénoncer le renforcement de l’« hostérité » contenu dans le projet de budget de la Sécu discuté à l’Assemblée Nationale.

Voici des liens pour suivre le fils des mobilisations dans le Finistère :

Le communiqué des syndicats CGT et SUD du CHU après la manifestation du 9 octobre :
http://www.sudsante29.org/Communique-SUD-Sante-CGT-du-CHRU-de-Brest-Carhaix

Le compte-rendu de la presse :

http://www.sudsante29.org/Brest-CHRU-Le-maire-hue-par-les-manifestants-10-octobre-2014

Publié le 10 octobre 2014
Poster un message
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

titi