Projet d’union hospitalière. Sud réexprime des craintes

Sud Santé s’inquiète, une nouvelle fois, de la création, en 2011, de l’union hospitalière de Cornouaille. Le syndicat, qui ne participe pas aux discussions, réclame un débat élargi au public.

La constitution de l’union hospitalière de Cornouaille est programmée avant l’été 2011. Elle regroupera le centre hospitalier de Cornouaille (Quimper - Concarneau) et les hôpitaux Gourmelen (Quimper), de Douarnenez, Pont-l’Abbé et le centre de convalescence de Saint-Yvi. Elle se doublera de la création de groupements de coopération sanitaire entre ces établissements dans les domaines de la chirurgie, des urgences, des services médico-techniques (biologie médicale, pharmacie, stérilisation, etc.). Les grands principes sont arrêtés depuis plusieurs mois (Le Télégramme les a souvent décrits). Il s’agit de rationaliser, de mieux coordonner l’offre publique de soins en Cornouaille, en mutualisant des moyens, en créant des filières de soins, en développant des activités.

Un débat public

Sud Santé a redit hier que les projets communs comportaient des risques de « concentration des activités et donc d’éloignement de la population des structures de soins ». « L’union, c’est aussi la perspective d’une mobilité accrue des personnels et donc d’une dégradation accentuée de leurs conditions de travail, alors que la situation est déjà catastrophique au centre hospitalier de Cornouaille », insiste Jean-Paul Sénéchal. Le syndicaliste y voit aussi, avec son collègue Patrice Houart (Gourmelen) « une logique d’économies et donc de réduction des masses salariales ». Le président du comité de pilotage, Jean-Roger Pautonnier, a toujours réfuté toute baisse de l’emploi. « Sud refuse de participer aux discussions, alors que tous les autres acteurs, y compris les syndicats CGT et CFDT, y contribuent. Or il s’exprime sur la base de documents qui feront encore l’objet d’échanges jusqu’en décembre. Moi, je ne peux pas faire de déclaration tant que le travail se poursuit », a-t-il commenté hier. Sud réclame, lui, un débat élargi au public sur le projet d’union territoriale.

Maisons de l’urgence

Le syndicat émet des propositions. Par exemple à propos des urgences. Il préfère « des maisons de l’urgence aux maisons de santé pour lesquelles les médecins de ville auront toutes les difficultés à s’impliquer ». « Des praticiens généralistes recrutés par l’hôpital traiteraient tous ces bobos qui ne relèvent pas des urgences vitales et engorgent le service. Ça répond aussi aux difficultés actuelles de recrutement des urgentistes. Pour ces actes, les patients n’ont pas besoin de spécialistes », soutient Jean-Paul Sénéchal.

Bruno Salaün

« Une maternité unique sur deux sites »

Sud suggère au directeur de l’agence régionale de santé une proposition intermédiaire à propos de la maternité de la clinique Saint-Michel, dans l’attente d’un transfert probable à horizon deux-trois ans vers le centre hospitalier de Cornouaille. « Il faut que l’hôpital loue les locaux, maternité et bloc obstétrical de la clinique, par convention, continue à mettre des professionnels à disposition et intègre le personnel non médical de la maternité privée », signifie Jean-Paul Sénéchal. Il indique avoir formulé cette idée, dès le 22juin, au conseil de surveillance de l’hôpital. « Nous aurons une maternité unique et opérationnelle sur le champ. Ce serait plus clair et sécurisant pour tout le monde. »

6 novembre 2010 - Source : Le Télégramme -

Publié le 6 novembre 2010
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