Psychiatrie. L’EPSM Gourmelen manifeste devant l’ARS

CGT, Sud et les médecins de l’établissement public de santé mentale Gourmelen refusent toujours d’être intégrés, au 1e r juillet, dans un groupement hospitalier de territoire avec le Centre intercommunal de Cornouaille. Un rassemblement s’est tenu, hier, devant les locaux de l’Agence régionale de santé.

Il y a un peu plus d’un mois, les trois instances représentatives de l’EPSM Gourmelen (conseil de surveillance, commission médicale d’établissement et comité technique d’établissement) avaient demandé, à l’unanimité, de bénéficier d’une dérogation pour ne pas adhérer au groupement hospitalier de territoire (GHT) devant être installé le 1er juillet, dans le cadre de la loi de modernisation de la santé.

« Être respectés dans nos budgets, nos moyens... »

Hier, peu avant midi, une soixantaine de personnels et de médecins se sont rassemblés devant les locaux de l’ARS, à Quimper, venelle de Kergos, où une délégation a été reçue. « Nous voulons être associés au GHT pour les filières communes que nous avons avec le Chic sur les urgences, l’addictologie, la gérontologie et la pédiatrie, dans le cadre de l’Union hospitalière de Cornouaille (UHC), mais pour le reste, nous voulons être respectés dans nos budgets, nos moyens », a redit la psychiatre Annie Bléas, présidence de la commission médicale d’établissement. « Ce n’est pas un procès d’intention contre le Chic mais nous voulons que la spécificité de la psychiatrie soit respectée. Nous craignons énormément d’être dilués et ponctionnés dans nos budgets, ce qui se passe quand les établissements psychiatriques sont associés à des hôpitaux généraux.

On ne peut pas faire face aux besoins d’investissements lourds en matériels des hôpitaux généraux alors que nos seuls moyens sont humains », a-t-elle précisé, rappelant être favorable à une communauté psychiatrique couvrant l’ensemble du département. « La loi permet de déroger sur des cas particuliers. En Bretagne, l’ensemble des EPSM ont demandé cette dérogation. Il n’y a pas lieu », a indiqué Jean-Pierre Mangin, le directeur de la délégation finistérienne de l’ARS. En Cornouaille, le groupement va conserver le nom d’union », a-t-il précisé.

La CFDT se désolidarise

« Des actions identiques ont lieu aujourd’hui en Ille-et-Vilaine et dans le Morbihan. Le risque du GHT, c’est la mutualisation de moyens et des structures et une perte d’offres de soins pour Quimper et ses environs, un regroupement de budgets », ont précisé Marc Guilloux et Carole Hénoff pour les syndicats Sud et CGT, sur la même longueur d’onde. À noter que la CFDT, qui avait aussi voté la demande de dérogation, s’est désolidarisée, hier, de cette action évoquant, dans un tract, être contre une « unité de façade » et disant vouloir « prendre le train de la GHT à temps (...), la GHT à venir n’est que la transformation de l’UHC existante ». L’idée d’une nouvelle action le 31 mai prochain a été évoquée, hier, par le syndicat Sud.

Source : Le Télégramme. 25 mai 2016.

Publié le 26 mai 2016
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